Archives de la catégorie Culture

Les Hawaii Samourai reviennent sur Terre !

Sortez vos surfs diaboliques ! L’association bisontine Mighty Worm organise une soirée à La Rodia vendredi 20 janvier aux allures voodoo surfin’music mad rock n’roll. Six ans après leur dernier concert, les Hawaii Samourai se réunissent exceptionnellement. C’est l’événement sonore à ne pas manquer ce début d’année. C’est aussi l’occasion de fêter la réédition en vinyle de leur 1er album « Let There Be Surf » sorti en 2003 sur Productions Impossible Records.

Album "Let it be surf" des Hawaii Samourai (ph. http://www.bornbad.fr)

En ces temps pluvieux et monotones sur fond de crise économique belle et bien terrienne, une micro-cure d’exotisme intergalactique est la bienvenue à Besançon. D’autant plus que  la recette des Hawaii Samourai est identique à celle du début des années 2000 : une Gretsch, une Jag’ 1962, amplis à lampes, des vibratos sévères et la reverb’ à fond…

Cadillac Corrida (Besançon) assurera la première partie du concert. Le groupe est né fin 2009 avec Mainro. Il est composé de quatre rockeurs issus de groupes bisontins comme  Munkyposse, Dejected ou encore Taf. Mélangez tous ça, ajoutez une dose de heavy metal et de rock n’roll, faites chauffer sous des spots, enveloppez le tout dans un slim en cuir…ça vous donne les Cadillac Corrida.

Dirty Saloon (Morteau) et Cavemen Five (Lyon) viendront également faire la première partie de soirée. Le premier joue du rock’n’punkabilly, le second se dit du style garage 60’s.

Quelques variantes en matières de rock qui feront bouger les têtes et vibrer la croûte terrestre avant l’atterrissage sur la scène de La Rodia des Hawaii Samourai.

Alexane Alfaro

Pour réserver vos places de concert : Cliquez ici !

Liens utiles : Facebook , site des Hawaii Samourai , Cadillac Corrida

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Photographie : The Glint vend ses travaux !

La photographe bisontine, Virginie, plus connue sous le nom de The Glint, organise une vente privée de ses toiles et tirages photographiques très prochainement à Besançon. C’est l’occasion pour nous de parler d’elle…

Extrait de la série "Wonderland" par The Glint

Cette artiste autodidacte rompt avec ce que l’on voit habituellement à Besançon. D’une part, son côté acidulé, pailleté et coloré, attire le regard et surprend les âmes, notamment dans les séries de portraits et « landscapes » sur son site internet. D’autre part, une facette plus sombre, mais qui reste pétillante, se contemple dans les séries « eyes »  et « style ».

Mais The Glint ne se remarque pas uniquement sur la toile. Actuellement, le Lucky Bar (Quai de Strasbourg à Besançon) prête ses murs pour exposer une grande partie de la série « Wonderland ». Amateurs de coquelicots et de la flamboyante couleur rouge… vous allez adorer!

The Glint ne travaille pas toujours seule. Elle est associée à Gwladys Darlot, une graphiste talentueuse de Besançon. De cette union artistique, est née BULMA, un studio et association d’images.

Programme des Passagers du Zinc crée par BULMA

Si cela ne vous est encore jamais arrivé, vous croiserez certainement, dans notre ville, des programmes musicaux issus de cette alliance. Le bar Les Passagers du Zinc en est déjà tombé amoureux à de nombreuses reprises. D’autres manifestations et oeuvres artistiques appellent au génie des deux créatrices. Les groupes musicaux bisontins, quant à eux, enchaînent les shootings avec la photographe les uns après les autres… sa réputation n’est donc plus à faire!

Alexane Alfaro

Si vous êtes intéressez par la vente privée, écrivez-lui par courriel à l’adresse suivante en précisant l’objet « ouverture atelier »: theglintpix@gmail.com

Retrouvez les travaux de BULMA sur facebook :

http://www.facebook.com/theglintphoto

http://www.facebook.com/bulma.gie

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La Rodia : un accord parfait des goûts et des envies !

La carte de réduc' à seulement 25 euros ! (ph. The Glint)

Des concerts gratuits, des tarifs réduits sur tous les concerts et des tarifs découvertes avec la nouvelle carte de réduc’…ou comment bien démarrer l’année à La Rodia… Avec une programmation aussi variée et des réductions sur les entrées,  il y en a pour tous les goûts !

Une reformation exceptionnelle de Hawaï Samouraï, nous fera le plus grand bien en ce mois de janvier glacé (vendredi 20 janvier).  Des artistes tels que Shaka Ponk, Izia, nÄo, Aldebert, Les Nuits de l’Alligator, Miossec, Boubacar Traore, etc. vont animés quelques fins de semaines jusqu’au mois de mars.

Parallèlement aux soirées concerts, le Centre Infos Ressources de La Rodia est ouvert les mercredis et vendredis de 13h à 17h sans rendez-vous. Anouk est là pour vous accueillir et vous donner des conseils dans le domaine des musiques actuelles et dans vos projets.

Des résidences à La Rodia sont programmées, entre autres, pour Aldebert (du 12 au 25 janvier), nÄo (du 5 au 8 février), et les Prowpuskovic (du 20 au 25 février). L’occasion pour ces artistes de préparer et travailler leur prochains spectacles et concerts, entourés de leur équipe technique au complet.

Quatre formations, stages et ateliers sont organisés du 23 février au 15 avril. Dans le domaine du management de groupe, d’autoproduction, de booking, ou dans l’usage d’instruments.  Les participants pourront se perfectionner ou tout simplement se renseigner. Il ne faut pas oublier de s’inscrire! Toutes les informations sont disponibles sur le site internet de La Rodia ou dans le programme-papier en léopard (vous ne pourrez pas le louper!).

Passez un agréable début d’année… très rythmé !

Alexane Alfaro

http://www.larodia.com

http://www.facebook.com/pages/La-Rodia

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Baume-les-Messieurs : une abbaye qui regorge d’histoire

Depuis début novembre 2011, une équipe archéologique du CNRS et de ARTEHIS entament des fouilles archéologiques de l’Abbaye de Baume-les-Messieurs et  son église abbatiale Saint-Pierre. Menées par Sébastien Bully (chercheur au CNRS) et Marie-Laure Bassi (doctorante en histoire de l’art à l’université de Franche-Comté), ces recherches font partie du projet collectif   « Monastères en Europe occidentale (V-Xème siècle). Topographie et structures des premiers établissements en Franche-Comté et en Bourgogne ».

L'équipe archéologique en plein travail (ph. A. Alfaro)

L’abbaye et son église font l’objet d’un programme de recherche depuis 2007 à travers des études d’archéologie du bâti. Des prospections géophysiques et un sondage ouvert dans le choeur gothique en 2009 ont également été mis en oeuvre dans cette exploration. Le sondage avait alors révélé un potentiel archéologique considérable. La découverte de l’abside romane et de plusieurs phases de constructions antérieures au XIème siècle sont les preuves de la valeur historique de ces lieux.

(ph. A. Alfaro)De nouvelles recherches lancées début novembre 2011 ont donc pour objectif, de définir le plan précis du chevet roman disparu. Le but est également d’identifier les différentes phases de constructions depuis la fondation du monastère, attesté pour la première fois en 896. Il s’agit aussi de dater et déterminer la nature de la première occupation du site (domaine carolingien ou structures encore plus anciennes).

De plus, les chercheurs souhaitent savoir si des vestiges datent de l’époque de Bernon, abbé de Grigny et de Baume entre la fin du IXème siècle, et fondateur de la grande abbaye de Cluny en 909-910. C’est l’un de paris de ces fouilles.

Outre le fait que l’on retrouve plusieurs phases architecturales, treize tombes ont été également découvertes datant des XIIIème et XVème siècles. Une étude anthropologique des squelettes va être menée afin de déterminer leur statut. Les archéologues retrouvent également en grande quantité, des ossements animaliers (photo à droite). En effet, des os de volaille et des arrêtes de poisson se mêlent à la terre, permettant de déterminer le régime alimentaire des moines ayant vécu en ces lieux.

Les fouilles se termineront vendredi 20 janvier. L’équipe de chercheurs pourra donc livrer prochainement d’autres secrets des sous-sols de l’abbaye de Baume-les-Messieurs .

Alexane Alfaro

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Hôpital St Jacques : une troisième consécration?

Un lieu unique en France

(Ph. A. Alfaro)

Une visite rare en son genre était prévue jeudi 5 janvier au coeur de l’hôpital Saint Jacques à Besançon : un bloc opératoire unique en France au sein du Muséum d’Anesthésie et des Techniques Médico-Chirurgicales, « c’est le seul bloc opératoire moderne conservé en France » selon la DRAC. Conceptualisé par André Walter, un franc-comtois, en 1935, ce lieu a finalement été inauguré en 1959. La décoration de cette partie du musée le rend exceptionnel. Chaque objet, instrument, appareil qui orne la salle, montre les progrès de la médecine. Une mise en scène avec des mannequins au centre de la pièce, permet de démontrer les étapes d’une anesthésie. Amateurs d’histoire, non spécialistes en médecine, vous allez adorer!

Une visite loin d’être soporifique!

Chaque premier jeudi du mois, le couple Neidhardt  ouvre les portes du muséum au public. Avant d’atteindre le fameux bloc opératoire, il faut d’abord se promener dans les autres salles dédiées aux médecins qui ont participé aux progrès de l’anesthésie. Des noms comme Xavier Bichat, Victor Corbet, Pierre-François Percy ou encore Simpson ressortent particulièrement de la visite. Leurs inventions et innovations en techniques d’endormissement de la douleur sont dévoilées au public. Quelques instruments semblent davantage inventés pour la torture que pour la médecine : la trousse de trachéostomie, le masque grillagé, l’éponge soporifique, les électrodes de Clark conjonctivales… C’est en fait des nécessaires à la progression des techniques anesthésiques. Les propos du Professeur Neidhardt soulagent.

Pr. Alain Neidhardt (à droite) en pleine visite (Ph. A Alfaro)

Pédiatre, puis anesthésiste, Alain continue de hanter le bloc opératoire principal du muséum depuis 1976. Il raconte l’histoire du lieu, ajoutant quelques anecdotes personnelles, accompagnées d’une pointe d’humour noir. Âmes sensibles, s’abstenir… Nul besoin de s’y connaître en médecine, ce professeur à la retraite explique les étapes de l’apparition de l’anesthésie tout simplement.

« Il est important  de conserver ce lieu intacte »

Cet hommage aux progrès de la médecine est cependant menacé. Mais par sa singularité, la DRAC a décidé de greffer ce bloc opératoire au classement des monuments historiques. Cette consécration (la troisième à Saint Jacques) permettrait de prolonger la vie du lieu. En effet, la délocalisation des services de cet hôpital vers celui de Jean Minjoz à Planoise pourrait compromettre sa longévité. La question demeure celle de la destinée de la collection du muséum. « Ce serait bête de perdre ce trésor! » confie le Professeur Neidhardt, « il serait dommage de vouer tous ces efforts pour rien ».

Pour la Direction Régionale des Affaires Culturelles, cet endroit est inhabituel et mérite d’être soutenu. Emmanuel Buselin, conservateur des monuments extérieurs, avoue que « ce dossier est sympa, le plus sympa depuis mon arrivée en 2006. Il est hors de la vieille pierre, hors du patrimoine tel qu’on le conçoit habituellement. Il est important  de conserver ce lieu intacte ». Ce bloc opératoire, survivant des trente neuf autres construits en France, pourrait continuer d’exister ces prochaines années. Pour savoir si cet endroit hors du commun aura sa place aux côtés de la Chapelle et de l’Apothicairerie de l’hôpital Saint Jacques, il faudra attendre une à deux années.

Alexane Alfaro

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