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Carte scolaire : « ça devient impossible ! »

Hier matin, lundi 30 janvier, un sit-in s’est tenu devant l’Inspection Académique du Doubs à Besançon. Parents d’élèves et enseignants sont en colère. 42 postes de l’éducation nationale doivent être supprimés en 2012 selon l’administration, 49 selon les syndicats. L’inspectrice a accueilli enseignants et parents séparément pendant la matinée.

Sit-in devant l'Inspection Académique du Doubs (ph. A. Alfaro)

Chapiteau, café, thé, vin chaud, soupe brûlante… Tout est prévu pour résister aux températures glacées devant les portes de l’Inspection Académique. Banderoles, slogans et membres des syndicats d’enseignants et collectifs de parents d’élèves… Tout pour montrer sa colère et se révolter contre les suppressions de postes prévus pour 2012. D’ailleurs, le collectif de la PEC réunit Parents d’élève et Enseignants en Colère. Ils n’acceptent plus aucune suppression de poste. 35 ayant déjà été éradiqués en 2011. « On souhaite montrer qu’on est toujours fidèle au poste ! » affirme Nadine Castioni, membre du FSU.

« Ca devient impossible! »

Ils ont peur pour l’éducation de leurs enfants. L’accès aux livres ou à l’informatique devient de plus en plus rare, et le manque d’espace au sein des écoles se fait ressentir. Et cela aurait des conséquences plus graves sur les enfants issus de familles défavorisées. L’école étant, pour certains, l’unique lieu d’acculturation qu’ils fréquentent. L’égalité des chances ne serait plus d’actualité. Selon Florian Panier, représentant de la PEC, « les inégalités se creusent, les familles défavorisées sont les plus touchées. Ca devient impossible! ». Il qualifie ces suppressions d’emploi de véritable « massacre ».

Florian Panier, représentant de la PEC (ph. A. Alfaro)

« Qui va assurer l’éducation de nos enfants? »

De plus, lorsqu’un enseignant est absent, il n’est pas remplacé. Dans ce cas, les enseignants présents récupèrent les élèves et peuvent se retrouver parfois avec la responsabilité d’une soixantaine d’élèves. Un scandale pour les parents d’élèves, « plein de choses n’assurent plus la sécurité de nos enfants » confie Florian Panier. Ce serait aussi une source d’épuisement supplémentaire pour les professeurs : « c’est sûre que si les enseignants se trouvent avec soixante élèves, ils seront de plus en plus fatigués donc de plus en plus absents ! Donc qui va assurer l’éducation de nos enfants? » questionne un parent.

Les chiffres

Ces suppressions de postes touchent les quatre départements de Franche-Comté. En effet, 154 postes devraient être supprimés dans l’enseignement du premier degré (écoles maternelles et primaires). Dans le second degré (collèges et lycées), 177 postes devraient être touchés. Ces chiffres proviennent de la réunion qui s’est tenue entre le ministère de l’éducation nationale et la Commission Technique Académique (CTA) vendredi 13 janvier.

Une manifestation est prévue cet après-midi à 14h00 place de la Révolution à Besançon.

Le pourcentage de grévistes ce mardi 31 janvier en Franche-Comté

 (Source : Rectorat)

 – collège : 20,8 %

– lycée professionnel : 28,1 %

– lycée général et technologique : 11,8 %

– premier degré : 9,4 %

Alexane Alfaro

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